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Les sequestrés de Tindouf

Un haut responsable danois choqué par le silence total autour des disparus marocains sur le territoire algérien
Copenhague, 01/11/06 - Mme Lisbeth Dam, chef du Département du droit international au ministère danois des Affaires étrangères, s'est déclarée "choquée" et "surprise" devant l'ampleur du silence entourant la situation des disparus marocains sur le territoire algérien.

Recevant jeudi au siège du ministère danois des Affaires étrangères M.Mohamed Zitouni, responsable pour la France de l'Association nationale des familles des martyrs, des disparus et des prisonniers du Sahara Marocain (ANFMDPSM), Mme Dam a fait part de son indignation et de son émotion en prenant connaissance de la liste des disparus et des prisonniers morts sous la torture.

M. Zitouni a en effet remis à la responsable danoise la liste des disparus marocains dont le nombre s'élève à plus de 667 marocains, et souligné le silence de la communauté internationale concernant le sort de ces disparus ainsi que la non restitution des dépouilles des prisonniers morts sous la torture en Algérie.

"Sa réaction a été vive face à cette intolérable situation qui est contraire aux droits de l'homme et au respect de la dignité humaine", a déclaré à la MAP M.Zitouni, en précisant que Mme Lisbeth Dam s'est "engagée à faire le nécessaire et à intervenir auprès des autorités algériennes et des responsables du +polisario+ pour demander des explications et des éclaircissements sur ce dossier".

Le responsable de l'ANFMDPSM a également saisi la responsable danoise sur les cas des enfants déportés à Cuba et le calvaire qu'endurent leurs familles dans les camps de la honte à Tindouf. Outre Mme Lisbeth Dam, M.Zitouni a remis les listes de disparus marocains à plusieurs organisations gouvernementales et non gouvernementales, notamment Amnesty International, le centre de la culture et du développement, la Croix rouge et l'Association de coopération entre les Nations.

L'Association, dont le siège est basé au Maroc, dispose depuis mars dernier d'une antenne à Paris.

1.12.06 21:54


Un film documentaire sur le drame des populations séquestrés de Tindouf (sud-est de l'Algérie) sera tourné après le ramadan

Telquel 13/09/06 Réda Taoujni, le très remuant président de l’Association Le Sahara marocain ne finit pas d’étonner. Sa dernière trouvaille : la construction juste après le mois du ramadan d’une réplique des camps de Tindouf où sera tourné… un film “documentaire” reconstituant le calvaire d’anciens prisonniers marocains du Polisario.

“C’est un film de 40 minutes traduit en trois langues, avec 400 figurants bénévoles, destiné aux médias étrangers afin de sensibiliser l’opinion internationale quant au calvaire des séquestrés. On y verra des séances de maltraitance, de torture, des assassinats…”, explique Taoujni. On est curieux de découvrir le résultat… si le film se tourne un jour.

Lesahraoui

13.9.06 23:01


Une délégation de l'ESISC recueille à Laâyoune des témoignages de victimes de la répression du "polisario"
Laâyoune, 07/09/06 - Une délégation du Centre européen de Recherche, d'Analyse et de Conseils en matière stratégique (ESISC), a recueilli, à Laâyoune, plusieurs témoignages accablants sur les graves violations des droits de l'Homme commises par le "polisario" dans les camps de Tindouf, en Algérie.

Conduite par M. Claude Moniquet, président de l'ESISC (basé à Bruxelles), la délégation, composée également de M. Denis Ducarme, député belge et de M.

Pierre De Croque, ancien bâtonnier des avocats de Bruxelles, a entamé mercredi une visite de trois jours dans la ville de Laâyoune.

"Notre objectif est de rassembler le maximum de témoignages sur la répression dans les camps de Tindouf et sur les autres manoeuvres criminelles comme le détournement des aides humanitaires, le but étant d'élaborer un nouveau rapport plus technique et plus détaillé et très documenté pour expliquer à l'opinion publique Européenne la vraie nature du "Polisario"", a indiqué M. Moniquet à la presse.

Il a rappelé que l'ESISC avait réalisé en novembre 2005 un rapport "dénonçant le polisario et son escroquerie morale". "Le polisario se présente comme un mouvement de libération, mais il s'est avéré que c'est une organisation criminelle et mafieuse qui abuse des droits des gens dans les camps de Tindouf", a-t-il souligné, ajoutant que "les derniers incidents qui ont eu lieu à la fin du mois de mai dans les camps de Tindouf, en est la parfaite preuve".

"Nous avons demandé des visas auprès du gouvernement algérien, pour aller à Tindouf et examiner sur place la situation des droits de l'Homme, mais jusqu'à présent et au bout de trois mois, on n'a pas encore reçu d'autorisation", a-t-il déploré.

Pour sa part, M. Denis Ducarme a souligné que "notre mission est d'alerter l'opinion européenne sur ce qui s'est passé pendant des années dans les camps de Tindouf, notamment les tortures, les emprisonnements sans jugement, la violation des droits des familles et des enfants et leur déportation vers Cuba pour les soumettre à un endoctrinement et à des entraînements militaires".

"Nous sommes ici dans la cadre d'une mission qui nous a déjà menés fin juillet à Madrid où nous avons eu des rencontres avec un certain nombre de victimes de la répression du polisario", a-t-il précisé.

L'Europe, a-t-il poursuivi, doit assumer ses responsabilités et être plus active pour dénoncer les actes de torture dans les camps de Tindouf et empêcher qu'ils ne se reproduisent dans l'avenir.

Par ailleurs, M. Ducarme s'est félicité de la proposition d'accorder une large autonomie aux provinces du sud, exhortant l'Algérie et le polisario "à faire passer l'intérêt des sahraouis avant les considérations politiques ou idéologiques".

Au cours des deux premiers jours de leur séjour dans la ville de Lâyoune, les membres de la délégation de l'ESISC ont écouté des témoignages d'anciens cadres et prisonniers du "polisario" relatant les conditions inhumaines et les souffrances qu'endurent les séquestrés dans les camps de Tindouf.

Les témoignages ont stigmatisé les drames inhumains qu'engendrent les opérations d'enlèvement et de torture et les souffrances dans les geôles du polisario.

Le président de "l'association des portés disparus victimes du Polisario", M. Aguaï Dahi, a remis une lettre à délégation de l'ESISC, avec une liste des personnes portées disparues dans les camps de Tindouf.

Dans cette lettre, M. Dahi a notamment attiré l'attention de la délégation sur la politique menée par le polisario et l'Algérie "de peupler les camps des réfugiés de Tindouf de sahraouis d'origine algérienne n'ayant aucun rapport avec le conflit du Sahara". "Cette pratique bloque toute tentative de solution du problème du Sahara', a souligné M. Aguai dans cette lettre.

Lesahraoui

8.9.06 00:37


 Alger interpellé par les séquestrés de Tindouf

Les ex-prisonniers de guerre marocains (civils) en Algérie entendent prendre leur dossier en main. Pour ce, ils comptent se structurer. L’assemblée constitutive à laquelle prendront part entre 85 et 90 ex-prisonniers, aura lieu aujourd’hui au Complexe Touria Sekkat à Casablanca. La majorité des membres qui entendent constituer cette section de l’Association du Sahara Marocain (ASM) penchée particulièrement sur cette question, avaient été séquestrés durant plus d’un quart de siècle en Algérie. 
La prochaine action sera une manifestation pacifique qui sera organisée samedi 9 septembre courant devant le siège de l’ambassade algérienne à Rabat. Reconnu par le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) en tant que prisonniers de guerre civils, ce groupe affiche clairement sa volonté de mettre à nu les agissements et dépassements des droits humains perpétrés par l’Etat algérien. “Notre premier objectif est de dévoiler les actes abjects dont nous faisons l’objet de la part des éléments des renseignements algériens ainsi que de leurs tortionnaires”, tient à préciser Abdellah Lamani, l’un des membres du comité préparatoire à cette rencontre. Si la responsabilité d’Alger est attestée, avec preuves à l’appui, les ex-prisonniers de guerre marocains en Algérie réclament, à cor et à cri, des excuses publiques d’Alger. “Comment avec toutes nos maladies physiques chroniques contractées durant toute cette période et nos stigmates psychologiques indélébiles pourrons-nous oublier cela? Les excuses réclamées sont pour nous une sorte de calmant psychique, puisque rien ne peut nous rendre notre jeunesse, notre santé et notre vie normale”, ajoute la même source.

Lesahraoui

7.9.06 10:02


La situation au sein du "polisario" est "insoutenable" allié
Rabat, 26/07/06 - Les défections et fuites en série à l'étranger de "hauts gradés" du +polisario+ et un "fort sentiment d'indignation" qui sape le moral des troupes des séparatistes rendent la situation des mercenaires "insoutenable", a affirmé Sid Al Bachir Ould Brahim, ancien chef d'une unité des milices du +polisario+, qui a regagné récemment la mère-patrie.

"Depuis quelques années, la situation militaire est insoutenable. En plus de l'ennui qui sape le moral des troupes, un fort sentiment d'indignation couve" au sein de ces troupes, a précisé Ould Brahim dans un entretien publié mercredi par "Aujourd'hui Le Maroc", faisant état notamment de "défections en série".

"De plus en plus de voix s'élèvent dans les +casernes+ pour attirer l'attention sur la détérioration des conditions de vie" des éléments armés, a-t-il indiqué, soulignant que l'enrichissement illégal des "dirigeants du polisario", par le détournement des aides humanitaires internationales, "en a rajouté au sentiment de privation et de frustration".

Les familles séquestrées par le +polisario+ dans les camps de Tindouf, dans le sud algérien, "manquent du strict minimum pour leur survie" : les mieux logées d'entre elles habitent des maisons en pisé, alors que le reste vit sous la tente, a-t-il indiqué, attirant particulièrement l'attention sur la gravité de la situation dans laquelle vivent les enfants, "exposés à toutes sortes de maladies".

Lesahraoui

27.7.06 14:10


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